Que dit Volt sur… / 2. Une planète et sa population en bonne santé

2.2 Énergie

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Pylônes électriques au coucher du soleil

L'accord de Paris a fixé des objectifs pour limiter le réchauffement climatique et, selon le rapport du GIEC, nous risquons de ne pas atteindre nos objectifs, les premiers effets étant déjà visibles dans le monde entier. Il s'agit d'une bataille sur plusieurs fronts, car nous essayons de réduire les émissions de gaz à effet de serre alors que la demande et la consommation d'énergie augmentent. La réduction des émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre devient de plus en plus critique, et nos politiques énergétiques doivent s'adapter. La France a une longue histoire en tant que puissance nucléaire, ce qui rend l'empreinte carbone de son électricité relativement faible par rapport à celle d'autres pays de l'UE. Malgré cela, la France et l'Europe dépendent encore largement des combustibles fossiles pour le chauffage, les transports, l'agriculture et l'industrie. En France l’électricité ne représente encore qu’environ 25% de l’énergie consommée. 

Tout cela rend la France et l'Europe vulnérables aux fluctuations des prix de l’énergie, comme cela a été le cas avec l'invasion illégale de l'Ukraine. Il est donc vital d'investir massivement dans notre production énergétique afin : a) de répondre à l'augmentation de la consommation électrique liée à la transition climatique (le report des énergies fossiles vers l’électricité), b) d'augmenter notre indépendance énergétique et c) de garantir des prix de l'énergie stables et abordables sur le long terme. 

Volt se concentre sur quatre aspects clés pour atteindre ces objectifs. Volt souhaite : 

  1. Réduire autant que possible notre consommation d'énergie,

  2. Travailler pour obtenir une production d'énergie durable et indépendante.

  3. Améliorer le transport et la  distribution de l'énergie 

  4. Retravailler le marché de l'énergie pour créer un marché plus durable et plus équitable.

Réduire notre consommation d'énergie

Une consommation excessive d’énergie entraîne des coûts économiques importants pour les ménages et les entreprises. De plus, la réduction de la consommation d'énergie ira de pair avec la réduction des émissions, de sorte que les efforts entrepris sur ce front contribueront également à la réalisation de nos efforts à long terme en ce qui concerne les objectifs de la COP 21 de Paris.

Face à ces enjeux sécuritaires, économiques et écologiques, il apparaît indispensable de renforcer les politiques de soutien aux réductions de consommation pour un avenir énergétique maîtrisé et responsable.

Informer les citoyen·nes pour qu’ils puissent agir au mieux

Il existe aujourd'hui beaucoup de solutions pour que les citoyen.ne.s réduisent leur consommation d’énergie. Volt soutient plusieurs mesures pour améliorer la diffusion de ces solutions et faciliter leur mise en place.

  • Subventionner des actions de sensibilisation et de formation au travers par exemple d’ateliers interactifs en présence physique ou de formations spécialisées.

  • Harmoniser les réglementations nationales qui permettent aux consommateurs et consommatrices de s'engager activement sur tous les marchés de l'énergie, que ce soit à titre individuel ou dans le cadre de communautés citoyennes de l'énergie. Cela engloberait des activités telles que la production, la consommation, le partage et la vente d'électricité, ainsi que l'offre de services de flexibilité par le biais de solutions de réponse à la demande et de stockage. L'objectif est de favoriser l’émergence de communautés énergétiques, d’adapter au mieux le comportement des acteurs en fonction du signal prix du marché, et de rationaliser l'intégration des citoyens et des citoyennes dans le système électrique en tant que participant·es actif·ves.

Accompagnement des entreprises à la réduction de leur consommation d’énergie

En France, les secteurs privés de l’industrie, du tertiaire et de l’agriculture représentent ensemble environ 38 % de la consommation finale d’énergie, avec des parts respectives de 18 %, 17 % et 3 % (source). Il est essentiel d’aider ces acteurs à optimiser leur consommation, non seulement pour répondre aux enjeux environnementaux, mais aussi pour améliorer leur compétitivité et réduire leurs coûts. Cependant, cette transition ne peut se faire sans un soutien adapté, qu’il s’agisse d’incitations, de formations ou de solutions technologiques. Il est donc crucial de mettre en place des stratégies d’accompagnement pour aider les entreprises à adopter des pratiques plus durables.

Former les acteurs économiques

Ces formations doivent couvrir divers aspects, tels que :

  • L’éco-conception et l’efficacité énergétique dans la construction et la rénovation des bâtiments

  • L’optimisation des processus industriels pour réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO₂

  • L’utilisation de matériaux et de technologies bas carbone

  • La maîtrise des réglementations environnementales et des dispositifs d’aides financières disponibles

En facilitant l’accès à ces formations, les entreprises pourront mieux anticiper les évolutions du marché, améliorer leur compétitivité et répondre aux nouvelles exigences environnementales. Cet investissement dans la formation est donc un levier essentiel pour accélérer la transition énergétique tout en soutenant l’économie et l’innovation.

Soutenir la recherche au service des entreprises

L’innovation joue un rôle clé dans la transition énergétique des entreprises. Pour réduire leur consommation d’énergie et leur empreinte carbone, elles doivent pouvoir s’appuyer sur des avancées technologiques adaptées à leurs besoins. C’est pourquoi il est essentiel de renforcer le soutien à la recherche appliquée, en facilitant la collaboration entre les entreprises, les laboratoires de recherche et les centres d’innovation.

Ce soutien peut prendre plusieurs formes :

  • Financer des programmes de R&D axés sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et les procédés industriels bas carbone en collaboration avec l'Europe.

  • Favoriser le transfert de technologies entre les organismes de recherche et les entreprises pour une application concrète et rapide des innovations, par exemple en encourageant les contrats cifre sur ces thématiques.

  • Créer des plateformes d’expérimentation et des démonstrateurs industriels permettant aux entreprises de tester et d’adopter de nouvelles solutions avant leur déploiement à grande échelle.

  • Développer des incitations fiscales pour encourager les investissements en recherche et développement dans les technologies vertes.

En investissant dans la recherche au service des entreprises, on accélère la mise en place de solutions innovantes, tout en renforçant la compétitivité des entreprises françaises.

Tarification du carbone

La lutte contre le changement climatique nécessite une réduction significative de la consommation d’énergie. Volt privilégie de réduire en priorité les consommations énergies émettrices de gaz à effet de serre. Pour cela, nous nous appuyons sur deux instruments efficaces : un Système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE-UE) élargi qui engloberait la grande majorité des secteurs sous un plafond unique et un prix uniforme, complété par une taxe carbone aux frontières pour les émissions où cet instrument est plus pertinent ou plus efficace.

Elargir et renforcer le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE-UE)

  • Étendre le système d'échange de quotas d'émission (SEQE-UE) aux émissions négatives, afin que 90% de l'ensemble des émissions de carbone de l'UE soient soumis à un plafond, et ce d'ici à la fin 2028 au plus tard (en 2021, 20% des émissions étaient couverts). Cela signifie qu'il faut accélérer la mise en place du SEQE2, concernant les bâtiments, les transports routiers, les petites industries et aussi les émissions provenant de l'élevage industriel. Réduire le nombre de quotas (ajustés en fonction du champ d'application). 

  • Élargir le champ d’application de la directive sur les émissions industrielles (IED) à tous les modes d'élevage industriel et aux exploitations dont le nombre d'animaux est pertinent au regard des connaissances scientifiques.

  • Afin de prévenir les fuites de carbone vers d'autres pays et d'assurer des conditions de concurrence équitables pour toutes les entreprises, un Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) sera mis en place pour harmoniser les prix du carbone sur les importations et les exportations à destination et en provenance de l’UE.

  • Volt est également conscient des difficultés sociales qu’un prix du carbone élevé peut engendrer. C'est pourquoi nous proposons une redistribution transparente des revenus, combinée à des investissements économiquement viables dans la recherche et développement (R&D) verte ainsi que dans les infrastructures, afin d'accélérer au maximum la transition écologique.

Taxe carbone

La taxe carbone n’est qu’un complément du mécanisme précédent . Son usage doit se limiter aux secteurs pour lesquels un système d'échange de quotas d'émission étendu entraînerait un effort administratif disproportionné (par exemple les industries très fragmentées dont les émissions peuvent facilement être capturées en amont).

Il faut s’assurer que le kérosène et les combustibles fossiles soient correctement taxés dans le cadre d'une stratégie plus large en faveur d'une transition équilibrée, dont les objectifs seront clairs et responsables, et ce afin d’en finir avec les subventions accordées aux combustibles fossiles

Actuellement en France, l’écart se creuse entre les recettes issues des taxes carbone et les mesures compensatoires (comme l’accompagnement destinées aux citoyennes et citoyens et aux entreprises). Volt s’engage à garantir que l’intégralité des revenus issus de la tarification du carbone soit consacrée au financement d’une transition énergétique socialement équitable. C’est pourquoi Volt soutient le principe du dividende carbone, qui permettrait de redistribuer une partie de ces recettes aux citoyennes et citoyens, en priorité aux ménages les plus modestes.

Production d’énergie 

Objectifs pour la France 

  • Viser une utilisation de 70 % d'énergie bas carbone d'ici 2035.

  • Promouvoir l'élimination totale du charbon d'ici à 2030 [3]

Énergies Renouvelables

Les énergies renouvelables présentent un potentiel considérable pour notre avenir. Elles jouent un rôle crucial dans la protection de notre climat. De plus, elles permettront de diversifier nos sources d'énergie et en réduisant notre dépendance aux combustibles fossiles importés. Enfin, les énergies renouvelables assurent des prix plus stables et abordables à long terme, car elles ne sont pas soumises aux fluctuations des marchés des combustibles fossiles. Cependant, développer ces énergies constitue un défi majeur, nécessitant des investissements importants et une vision innovante, audacieuse et européenne.

L'énergie solaire 

  • Créer une stratégie nationale pour l'énergie solaire et privilégier les constructeurs de panneaux Européens, surtout quand les projets bénéficient de subventions. La France étant appelée à devenir plus sèche avec des heures d'ensoleillement prolongées, notre politique énergétique à long terme doit également s'adapter et s'orienter également vers le développement de l'énergie solaire. Nous souhaitons définir une stratégie et un plan nationaux qui facilitent l'installation de centrales solaires. Cela peut s'appliquer à un large nombre d'applications possibles, telles que

    • L'agro-photovoltaïque 

    • Les terrains déjà artificialisés.

    • Les voies de chemin de fer et les autoroutes

  • Soutenir des pratiques innovantes pour augmenter l'énergie photovoltaïque individuelle, tout en réduisant les coûts énergétiques. 

    • Exemple: Agrivoltaïsme (Lien)

 Énergie éolienne

  • Investir dans l’industrie éolienne  française et européenne, pour atteindre l'objectif de 36 GW pour la capacité de production annuelle minimale d'éoliennes en Europe d'ici 2030. 

    • Mettre en œuvre le paquet éolien proposé par la Commission européenne afin d'obtenir des améliorations ambitieuses dans le secteur éolien. [1]

    • Créer des emplois dans la fabrication d'éoliennes tout en réduisant la dépendance à l'égard de la Chine en ce qui concerne les éoliennes. [1] [2]

      • Au niveau européen, la France doit pousser pour augmenter notre engagement afin de sécuriser des accords commerciaux avec d'autres pays (comme l'Australie et le Chili) et pour diversifier nos chaînes d'approvisionnement en matières premières.  [2]

  • Créer une structure réglementaire pour permettre à la recherche et aux start-ups de prospérer. Cela nous permettra de développer de nouvelles technologies, telles que les éoliennes flottantes, la technologie éolienne de l'airbone, etc.

Énergie éolienne maritime

Les parcs éoliens en mer sont très intéressants pour l'énergie éolienne. Ils sont bien moins impopulaires que les parcs éoliens terrestres et offrent une source d'énergie éolienne beaucoup plus constante. Cependant, ils sont également confrontés à des coûts élevés, à des restrictions réglementaires et à des problèmes de complémentarité avec la navigation et la pêche.

  • Utiliser les règles européennes de permis pour permettre une expansion de la production d'énergie éolienne. L'une des principales raisons de la lenteur du développement de l'éolien en mer en France est la complexité et la longueur des processus réglementaires et administratifs. Le système français de permis pour l'éolien en mer est long et bureaucratique, impliquant de multiples niveaux d'approbation de la part de diverses agences gouvernementales. [3]

  • Augmenter le nombre d'appels d'offres disponibles pour les parcs éoliens flottants dans le cadre d'une augmentation raisonnable des coûts par rapport aux parcs éoliens en mer. [4] Les parcs éoliens flottants offrent de nombreux avantages : plus de puissance continue, plus de puissance de facteurs de charge et un impact visuel réduit car ces parcs peuvent être installés plus loin des côtes. Cependant, ils sont nettement plus chers, jusqu'à 4 à 5 fois le prix des parcs éoliens offshore traditionnels. [4]

Énergie éolienne terrestre

Les parcs éoliens terrestres présentent de nombreux avantages, l'un des principaux étant qu'ils sont faciles et (relativement) moins coûteux à installer. Cependant, ils sont actuellement confrontés à de nombreuses complications en raison de la résistance des communautés locales et de leur impact sur la biodiversité. Tous ces facteurs devraient être mieux pris en compte tout en veillant à accélérer le déploiement des parcs éoliens.  

  • Planifier les projets au niveau territorial, permettra de mieux repérer les sites potentiels et prendra mieux en compte les préoccupations locales et celles liées à la biodiversité. [5] La mise en place d'un organisme national de surveillance de l'énergie éolienne, avec des déclinaisons régionales. Celui-ci regrouperait l'ensemble des données de tous les parcs en projet et en activité.  [5]

  • Garantir un processus inclusif lors du déploiement des parcs éoliens afin d'éviter les réactions négatives des communautés locales. [4] En veillant à ce que la population locale soit impliquée à un certain niveau dans la gouvernance des projets, cela permettra d'assurer une situation beaucoup plus collaborative entre le gouvernement,  les entreprises énergétiques et les citoyens. [5]

Énergie Géothermique 

  • Objectif de production (géothermique profonde)  de  7 TWh d'énergie pour remplacer les combustibles fossiles pour le chauffage. [8]

  • Travailler avec les secteurs privé et public pour exploiter les capacités géothermiques de la France, qui sont possibles sur près de 90 % du territoire. 

  • Accélérer le plan du gouvernement sur l'énergie géothermique à l'échelle individuelle et industrielle.  

  • Améliorer l'accès à l'information sur les ressources et les options géothermiques

  • Construire un cadre juridique unifié, afin d'accroître les efforts de développement.

  • Créer des stratégies de développement à long terme qui dépassent les cycles politiques, qui conduisent à des politiques de stop-and-go.

Autres sources d'énergie renouvelables

  • Continuer à investir dans la recherche et le développement de l'énergie hydrolienne. [6]

    • Veiller à ce que les start-ups et les entreprises aient accès à un financement suffisant pour prouver la compétitivité de la technologie. [7]

Développement de technologies à faibles émissions de gaz à effet de serre 

La production d’énergie nucléaire (fission)

  • Permettre aux réacteurs existants de continuer à fonctionner sous leur forme actuelle jusqu'à la fin programmée de leur cycle de vie. Veiller à ce que les prolongations de la durée d'exploitation ne soient autorisées que si : (1) toutes les règles de sécurité en vigueur au moment de la décision sont respectées ; (2) les opérations à long terme sont effectuées aux frais de l'exploitant ; (3) le niveau le plus récent d’avancée technologique au moment de l'évaluation est atteint ; (4) nécessaire pour atteindre nos objectifs en matière de production d'électricité bas carbone.

  • Autoriser la construction et l'exploitation de réacteurs déjà approuvés dans le cadre des obligations contractuelles.

  • Construire de nouveaux réacteurs nucléaires en utilisant les technologies existantes. Pour que l'énergie nucléaire devienne une source d'énergie rentable, il faut maîtriser les coûts. Toutefois, ces mesures doivent satisfaire aux normes de sécurité les plus strictes, telles qu'elles sont décrites dans la section 2.3.3. [2, page 20]

  • Améliorer les processus de certification et de validation des installations nucléaires et les généraliser à tous les pays de l'UE ayant l'énergie nucléaire dans leur mix énergétique. Cela permettra d'éviter la duplication inutile de procédures identiques dans différents pays

La recherche dans l'énergie nucléaire 

  • Développer la recherche dans  la fusion nucléaire

    • Travailler au niveau européen pour mettre en place une chaîne d'approvisionnement durable afin de permettre un développement plus rentable de la recherche sur la fusion nucléaire, dans le but d'éviter les concurrence entre Etats . [1]

    • Créer un cadre pour les investissements privés, y compris les start-ups, qui offre la sécurité et la stabilité nécessaires pour permettre à ces investissements de réussir.[1]

  • Promouvoir la recherche et soutenir l'adoption de concepts avancés de fission et de fusion nucléaires, tels que les cycles au thorium, les sels fondus, les métaux liquides, la génération 4, les surgénérateurs ou les petits réacteurs modulaires.

Assurer la sûreté des réacteurs nucléaires existants et futurs

  • N'autoriser de nouveaux réacteurs que s'ils sont intrinsèquement sûrs (aucun système de sécurité actif n'est nécessaire pour mettre l'exploitation en état d'arrêt sûr) et résistants aux risques extérieurs.

  • Faciliter et coordonner les initiatives européennes pour le recyclage complet du combustible nucléaire utilisé et accélérer le déploiement des technologies de recyclage des déchets nucléaires. Cela permettra de réduire considérablement le volume des déchets nucléaires et la durée de leur stockage.

Autres technologies

  • Promouvoir la recherche sur les technologies alternatives, y compris les technologies à faible teneur en carbone et les technologies de rupture telles que les concepts de chimie durable, les solutions biologiques et les concepts de transformation des déchets organiques et plastiques en carburant, e-carburants  en mettant particulièrement l'accent sur les applications à grande échelle.

  • Biogaz : Remplacer l'utilisation du gaz naturel par les ménages par autant de biogaz que possible à court et à moyen terme. Produire le biogaz dans l'UE et l'acheminer vers les ménages via la même infrastructure de transport de gaz. Introduire des plafonds de prix pour le biogaz européen.

Vers une production durable d'hydrogène 

Volt veut remplacer les processus polluants qui ne peuvent pas être remplacés par l'électricité, par exemple dans les hauts fourneaux. Dans ce cas, Volt soutient des solutions décarbonées comme l'hydrogène produit à partir de renouvelable et de nucléaire. bas carbone. L'hydrogène bas carbone est produit par électrolyse à partir de sources d'énergie bas carbone (solaire, éolienne, nucléaire, géothermique, etc.).

  • Favoriser la construction de nouvelles infrastructures pour permettre la production de millions de tonnes d'hydrogène décarbonée d'ici 2040, ce qui peut contribuer à la décarbonisation de l'industrie européenne et des systèmes de transport sans les perturber financièrement

    •  Améliorer les régimes fiscaux pour les électrolyseurs.

      • Le coût de la production d'hydrogène bas carbone pourrait être abaissé en réduisant les taxes et les redevances sur l'électricité décarbonée utilisée par les électrolyseurs. La réduction des taxes sur les sociétés, les entreprises et les ventes d'hydrogène vert pourrait également améliorer les revenus et le taux de rendement des projets.

    • Payer une prime pour l'hydrogène bas carbone par le biais de tarifs de rachat ou d'autres subventions. Des subventions pour le biogaz renouvelable et le biométhane sont déjà en place dans six pays européens et pourraient être étendues à l'hydrogène vert.

  • Assurer une production suffisante d'énergie bas carbone pour la production d'hydrogène bas carbone

  • Proposer une stratégie nationale et européenne unifiée et ambitieuse pour préparer l'Europe à un avenir fondé sur l'hydrogène bas carbone .

    • Investir dans l'électrolyse ou d'autres méthodes pour produire de l'hydrogène bas carbone 

    • Mettre en œuvre le paquet « Marché de l’hydrogène et du gaz décarboné », de la manière la plus rapide possible, correspond au mandat de la Commission européenne. [1]

    • Créer un cadre juridique clair pour la production d'hydrogène décarboné et renouvelables, de sorte que les PME et les grandes entreprises puissent opérer avec plus de certitude et de réduire la bureaucratie non nécessaire. [2]

      • Modifier les règles pour qu'elles prennent en compte les différences fondamentales entre les méthodes de production renouvelables et les méthodes de production décarbonée.  [2]

        • Justification : en créant un cadre amélioré pour la production d'hydrogène décarboné (en utilisant l'énergie nucléaire ou la récupération de chaleur), nous pouvons produire de l'hydrogène de manière plus élastique et répondre ainsi à la demande de la transition. Il s'agit d'une approche beaucoup plus réaliste qui permettra à la France et à l'Europe d'augmenter sa production d'hydrogène de manière durable.

      • Pour ce qui est de l'hydrogène bleu, il faut créer un cadre clair pour le calcul des émissions indirectes et directes. Il est essentiel de créer un environnement compétitif qui permette aux entreprises d'investir dans un modèle d'entreprise durable sans compromettre la transition énergétique.

  • Donner la priorité aux engagements en faveur de l'hydrogène et intensifier la recherche sur l'hydrogène bas carbone .  La France a investi des sommes importantes dans le développement de l'hydrogène, mais sa production génère des émissions de CO2, car elle repose principalement sur des combustibles fossiles. Donc il faut réorienter la production vers l'hydrogène vert, en utilisant l'excédent d’énergie renouvelable intermittente (solaire et éolien), est une alternative viable.

L’électricité pour l’intelligence artificielle

Volt soutient un effort européen concerté pour développer les compétences en intelligence artificielle (IA). Cependant, il convient de concilier intelligemment le développement technologique avec la préservation de notre environnement. Utilisée de manière responsable, l’IA peut contribuer à apporter des solutions durables. Cela suppose toutefois de concevoir son développement dans une logique de durabilité et de frugalité des modèles IA. Il est essentiel que les entreprises, les chercheurs et les décideurs publics collaborent à l’élaboration d’un cadre réglementaire qui encourage l’innovation tout en maîtrisant son empreinte écologique.

Dans cet objectif, la production d’une énergie bas carbone doit être prise en compte et suivie dans tous les projets de construction de data center, tout comme l’opportunité de les relier à des réseaux de chaleur.

Les 5+1 défis

Pourquoi 5+1 défis?

Les 5 défis sont essentiellement les mêmes défis pour chaque pays, mais leur mise en oeuvre peut etre adaptée au niveau national pour prendre en compte les réalités locales.

Le défi +1 – notre proposition pour réformer et renforcer l'Union Européenne – est le même dans tous les programmes nationaux.

Voir toutes nos politiques
  • 01

    Etat intelligent

  • 02

    Renaissance économique

  • 03

    Egalité sociale

  • 04

    Equilibre global

  • 05

    Renforcement du pouvoir des citoyens

  • +1

    Réforme de l'union Européenne