Mettons fin au terrorisme des colons, aux déplacements de population et à l'annexion en Palestine occupée

Volt appelle l'Union européenne à prendre des mesures énergiques contre les déplacements systématiques en Cisjordanie.

29 mars 2026
Image de Banksy sur un mur en Cisjordanie

En Cisjordanie, illégalement occupée, une politique systématique de déplacement, d’expropriation et de violence à l’encontre de la population palestinienne est mise en œuvre. Ce qui se passe n’est pas le fruit du hasard : il s’agit plutôt d’un processus délibéré et clairement annoncé qui touche de vastes parties de la zone C, de la vallée du Jourdain et, de plus en plus, de la zone B. Avec le soutien ou l’acquiescement des forces de sécurité israéliennes, une politique est mise en œuvre qui vise à empêcher définitivement l’autodétermination des Palestiniens et à consolider l’annexion de facto de la Cisjordanie.

Cette vague actuelle de violence suit un schéma d’une cohérence inquiétante. Tout d’abord, des avant-postes illégaux sont établis, puis les communautés de bergers palestiniens et de Bédouins se voient refuser l’accès à l’eau et aux pâturages, jusqu’à ce que, finalement, des attaques brutales contre les biens et les personnes menées par des colons terroristes israéliens forcent les habitants à fuir. Rien que depuis le 7 octobre 2023, 4 037 Palestiniens ont été déplacés de cette manière. Des communautés entières ont tout simplement disparu.

Le rôle du gouvernement israélien dans cette pratique est particulièrement alarmant. Les forces de sécurité agissent souvent de concert avec les colons. Pendant ce temps, les familles qui défendent leurs terres sont emprisonnées et maltraitées. La Cour internationale de justice a clairement établi en juillet 2024 que les déplacements en Cisjordanie, provoqués par la violence des colons et la confiscation des terres, constituent un « transfert forcé » interdit. En vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, cette pratique est qualifiée de crime de guerre et doit être systématiquement sanctionnée

Par ailleurs, le cabinet de sécurité israélien a annoncé début février qu'il autoriserait les Israéliens à acquérir des terres dans les territoires palestiniens occupés illégalement. Cette annonce constitue donc un pas de plus vers l'annexion de facto de la Cisjordanie et va à l'encontre du droit international ainsi que des accords internationaux en vigueur.

Le 22 mars 2026, des colons israéliens ont incendié des habitations et des véhicules dans plusieurs localités de la Cisjordanie occupée illégalement, blessant au moins une personne, notamment à al-Fandaqumiya et à Seilat al-Dahr, près de Jénine. D'autres attaques ont été signalées à Masafer Yatta, Qaryut et Jalud, parfois sous la protection des forces de sécurité israéliennes. Des incidents de jets de pierres sur des véhicules ont également été signalés. Ces incidents s'inscrivent dans une vague de violence croissante depuis octobre 2023, au cours de laquelle plus de 1 000 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie.

Volt appelle l’UE et ses États membres à prendre des mesures décisives et immédiates pour mettre fin à ces agissements et garantir que les violations du droit international soient sanctionnées :

  • Suspendre l’accord d’association UE-Israël tant que le gouvernement israélien violera le droit international.

  • Mettre immédiatement un terme aux importations et aux exportations de toutes les marchandises provenant des territoires occupés illégalement qu’Israël déclare comme étant des marchandises israéliennes.

  • Imposer des sanctions de l’UE aux organisations de colons ainsi qu’aux responsables politiques et ministres qui soutiennent le terrorisme des colons.

Il s’agit ni plus ni moins du droit à la vie, à la sécurité et à la dignité de tout un peuple. L’UE doit enfin envoyer des signaux clairs, mettre fin à ses deux poids deux mesures et défendre activement le respect du droit international.

Volt ne se taira pas tant que la violence systématique en Cisjordanie n’aura pas pris fin.