Devenons une véritable Métropole

Municipales 2026


La Métropole européenne de Lille (MEL) ressemble à l’Europe : elle est souvent invisible dans notre vie quotidienne, malgré des compétences diverses et bien concrètes : climat, infrastructures, voirie, énergie, déchets etc.. La MEL mérite plus de visibilité et une légitimité démocratique plus forte. Volt plaide pour une nouvelle politique métropolitaine : plus démocratique, plus transparente et au service de ses habitants.

La MEL

Une nouvelle politique métropolitaine

La campagne des municipales de 2026 va bientôt commencer. Et comme en 2020, nombre de candidats sur les marchés vont esquiver leur responsabilité en incriminant la MEL. Quand les habitants se plaignent du prix du ramassage des ordures, du délaissement des trottoirs et des pistes cyclables, et des travaux de voirie qui semblent interminables, ils répondront : "Je ne peux rien y faire, c'est la MEL."

Il est curieux que nous accordions tant d'importance à nos Mairies respectives et si peu à la Métropole Européenne de Lille (MEL), qui est pourtant en charge de nombreux sujets importants, allant des infrastructures aux transports en commun en passant par l'énergie.

C'est une situation qui rappelle fortement celle de l'Union Européenne : en France, la vie politique tourne autour de notre président et de nos députés nationaux, mais nous ne nous intéressons pas vraiment à l'UE, où de nombreux sujets importants sont débattus et décidés par les gouvernements des 27 États membres. Mais dans ce cas l’élection du Parlement Européen permet au moins d’assurer la présence d’un organe directement élu, contrôlant ainsi le travail des gouvernements et de la Commission Européenne.

Malheureusement,  une telle représentation citoyenne dans la MEL n'existe pas. Nous ne pouvons pas élire notre Conseil métropolitain, et sa gestion de la Métropole est très peu transparente.

En tant qu'habitants, nous n'avons aucune influence sur des sujets qui affectent notre quotidien à Lille : nous recevons très peu d'informations sur les coûts et les itinéraires réels des interventions, parfois refaites plusieurs fois et souvent bizarres, comme l'installation d'une poubelle publique sur une piste cyclable, suivie de son enlèvement quelques mois plus tard. On nous dit que la gare routière sera supprimée du Boulevard de Leeds et déplacée à 4 Cantons, car les habitants n'utilisent pas ces bus. Il faut deux ans pour installer un box à vélos et le nouveau tramway n'arrivera pas avant 2035, tandis que le nouveau métro a déjà dix ans de retard.

Les habitants de la MEL devraient avoir leur mot à dire sur la politique métropolitaine et nos candidats devraient défendre localement les projets qui relèvent de la MEL.

Ce document présente les  sujets centraux que Volt souhaite aborder au sein d’une nouvelle politique métropolitaine. Si vous partagez certaines de nos idées, rejoignez-nous ou soutenez nos candidats au travers de la MEL. Au sein de Volt, nous essayons de rendre notre Métropole plus transparente, plus démocratique et davantage orientée vers les besoins de ses habitants.

Un berceau de la démocratie ?

  • 188 conseillers siègent au Conseil métropolitain de la MEL pour représenter les 95 communes. Contrairement au Parlement européen ou à l’Assemblée nationale, le conseil métropolitain n’est pas élu directement, mais composé de maires et d'élus municipaux des communes membres. C’est surprenant quand on considère que la MEL gère un budget annuel de 2 milliards d’euros, soit une somme plus importante que les budgets réunis de l’ensemble des 95 communes (lien).

  • Le conseil n’est pas représentatif : avec environ 250 habitants, Warneton est la plus petite commune à avoir un conseiller métropolitain (1 pour 250 habitants), tandis que Lille, avec 234 000 habitants, compte seulement 33 conseillers métropolitains (1 pour 7 000 habitants). Warneton a donc 30 fois plus d'influence que Lille.

  • Le conseil de la MEL n’est responsable devant personne. Il n'est pas étonnant que l'absence d'obligations de rendre des comptes donne lieu à des excès, qu'il s'agisse de tenter de modifier les routes aériennes autour de la maison du président pour l'aéroport de Lille-Lesquin ou du boycott prolongé des médias critiques, pour ne citer que deux exemples.

Actuellement, il est malheureusement difficile d’imaginer comment la MEL peut être gérée de manière juste et transparente, alors même qu’elle est l’acteur le plus puissant de la métropole.

Pourquoi une approche métropolitaine ?

Comme dans la politique nationale, la centralisation sur Lille au détriment des communes mitoyennes nous mène à une impasse. Il nous faut une politique active en dehors des limites de nos communes. Dans une campagne où les listes se focalisent sur les enjeux municipaux, nous voulons mettre en avant la nécessité d’une politique trans-communale et même transfrontalière. Nous serons tous perdants à séparer et à opposer les communes, au lieu d’adopter une approche qui considère l’ensemble du bassin de population. Agissons ensemble pour construire la métropole de demain !

Pénalisant les petits partis, notre système politique ne permet pas à Volt de présenter des listes autonomes à Lille comme c’est le cas ailleurs en Europe, mais vous pouvez nous soutenir en demandant aux listes en compétition d’inclure nos candidates et candidats - pour nous donner la possibilité de vous représenter au Conseil métropolitain. À l'échelle de l’Europe, Volt propose une Union européenne fédérale pour dépasser le nationalisme. À l’échelle locale, il nous faut une démarche équivalente de fédération et de coopération.

Nos propositions 

Fusionnons les communes

Moins de mairies, plus de services publics

Avec plus de 35 000 communes, la France compte plus d’un tiers des municipalités de l’Union européenne, loin devant l’Allemagne qui compte seulement 11 000 collectivités pour une population plus importante que la France. La réforme des collectivités territoriales de 2010 encourage la fusion des communes. Lille, Lomme et Hellemmes ont fusionné en 1977 et 2000. L'idée d'une "grande Lille" fait débat depuis 40 ans.  Mais que ce soit pour l'accès aux piscines, l'approvisionnement de l'électricité ou pour les tarifs de stationnement, nous restons divisés et une politique cohérente au niveau métropolitain paraît impossible en l’état. Volt propose une première consultation lors des prochaines élections municipales pour savoir si les habitants soutiendraient la fusion de leur commune avec les autres communes de la MEL. Après Lyon, Marseille et Paris, Lille peut donner un autre exemple de démocratie locale en allégeant l'administration et en développant l’offre de services publics partout sur le territoire de la MEL.

Élisons le conseil de la MEL

La MEL à la proportionnelle

L’arrondissement de Lille compte 124 communes et 17 cantons. Si 14 cantons se situent dans la MEL, nous proposons d’élire le Conseil métropolitain à la proportionnelle intégrale avec 13 candidats par canton en un seul tour. La diversité de notre territoire doit être représentée au Conseil métropolitain, sans prime majoritaire. Changeons les règles du jeu dans la politique locale en assurant une représentation équitable des différentes listes, favorisant par là le dialogue et la coopération entre ces dernières.

Rendons des comptes

Une MEL transparente au service des habitants

Des poubelles installées sur des pistes cyclables, des chantiers sans suivi et des rues rénovées en fonction du poids politique de ses riverains… La MEL investit beaucoup dans son territoire, mais sans transparence ou cohésion visible et sans réponse aux interrogations des citoyennes et des citoyens. Volt propose une MEL beaucoup plus ouverte et transparente, qui rende des comptes sur ses dépenses et devienne accessible aux sollicitations des habitants et des médias.

Tirons profit de notre position unique en Europe

La MEL comme carrefour européen

L'Eurométropole Lille-Tournai-Courtrai reste une structure sous-exploitée, l'extension du tram s'arrête aux frontières, et après le Brexit et le Covid, les liens culturels et économiques avec le Royaume-Uni semblent coupés. Nos communes ne profitent pas de leur proximité avec la Belgique, alors que la MEL est une des seules agglomérations d’Europe avec un bureau à Bruxelles. Nous tirons peu d'avantages de notre situation stratégique au carrefour de l’Europe. Volt propose de s'inspirer des autres régions transfrontalières : des services médicaux accessibles des deux côtés de la frontière, des transports publics intégrés offrant une vraie alternative aux déplacements en voiture et une politique touristique ambitieuse pour valoriser notre territoire, notre patrimoine industriel et notre culture. Qu’il s‘agisse des jumelages, du rayonnement de nos événements, des projets associatifs ou scientifiques transfrontaliers - le potentiel est immense. Devenons la Métropole la plus visitée avec une politique d’ouverture vers nos voisins.

Adaptons nos vies au changement climatique 

Dire adieu à la MEL des années 80

À travers le monde, les agglomérations prennent de l'avance pour adapter les zones urbaines aux effets du changement climatique. Sécheresses, pluies torrentielles, vagues de chaleur, nos communes sont peu adaptées. À Lille, les efforts timides sur la rénovation de certains axes principaux semblent plus être des précautions électorales qu’une véritable stratégie d'anticipation et de résilience. Volt propose d’aller plus loin et de penser plus large : de la couverture de l'autoroute et des rues principales comme l'Avenue de la République entre Lille et Croisé Laroche aux infrastructures de mobilité douce à travers la métropole, de la protection des espaces verts restants à la dé-bétonisation de nos espaces publics. 

Bougeons la Métropole

Des transports en commun à la hauteur des exigences

Le doublement des rames de la ligne 1 du métro a presque 10 ans de retard, tandis que le métro devient de moins en moins fiable. Avec le nouveau tramway qui est prévu pour 2035 (s'il n'y a pas de retard), une offre discutable de bus Liane à haute fréquence, et le déplacement prévu de la gare routière du boulevard de Leeds à 4 Cantons, est-il étonnant que la voiture reste le principal moyen de déplacement fiable dans la Métropole ? Des millions ont été investis pour des portiques qui ne semblent pas réduire la fraude, et pour des projets sans impact mesurable, comme payer les automobilistes pour ne pas prendre leur voiture aux heures de pointe. Les métropoles à travers l'Europe, comme Berlin ou Amsterdam donnent l'exemple en matière de transports publics de haute qualité et de haute fréquence. Volt souhaite que la MEL devienne également un pôle de mobilité durable, fiable et sécurisée, basé sur les besoins réels des habitants et disponible dans des délais raisonnables.

Introduisons la cohésion territoriale

Une MEL qui soutient ses périphéries

Les résultats des législatives et la montée de l'extrême droite dans le territoire de la MEL ont montré que nos politiques sont loin de répondre aux besoins et revendications de l'ensemble de nos territoires. Une commune comme Loos, dans le tissu urbain de Lille, a des spécificités bien différentes d’une commune agricole comme Radinghem-en-Weppes, ou d’une ville frontalière comme Comines. Il faut prendre en compte toutes ces spécificités dans une politique métropolitaine. Par ailleurs, il nous faut assurer la cohésion du territoire, son développement socio-économique et l’accessibilité aux services publics. Volt propose une telle politique de cohésion, à l’instar de la politique de cohésion européenne, au lieu de concentrer toutes les ressources sur Lille, au détriment du reste de l’agglomération et même de la Région.

Rendons l’urbanisme durable

La MEL comme espace de vie abordable

Lille continue de construire des surfaces de bureaux comme si le télétravail ne s’était pas développé. En même temps, alors que les demandes de logements sociaux ne cessent d'augmenter, nous démolissons des quartiers populaires au lieu de les rénover. Concorde, Saint-Sauveur : malgré tous les projets de construction, Lille est devenue une des villes où il est le plus cher et le plus difficile de se loger. Nous devons assurer une mixité sociale et une meilleure utilisation de notre parc immobilier, afin que nos communes restent des lieux de vie. Volt propose de suivre le modèle du Royaume-Uni et de laisser la MEL prendre en charge les logements non utilisés au nom des propriétaires pour les entretenir et les mettre sur le marché. Le marché « Airbnb » doit être régulé et la MEL doit se concentrer sur la densification durable et la construction abordable. Comme à Vienne, où la ville est propriétaire ou gestionnaire d'un parc immobilier important pour garantir des loyers abordables, ou comme en Espagne, où des fonds tels que Tutechó achètent des logements sociaux pour les mettre sur le marché, Volt propose d’orienter la politique de logement de la MEL vers la création de véritables espaces de vie pour ses habitants.

Si vous vous retrouvez dans ces propositions, rejoignez-nous pour les concrétiser et créer une vraie perspective métropolitaine pour notre territoire.